La danseuse du ventre

Laurent Hellot – 2015 © Médium toi-même ! - http://www.mediumtoimeme.net

 

Une peau cuivrée, un corps de liane ; des mouvements lents et langoureux surtout ; une robe orange et rouge, dans un soir d’été apaisé.

Une musique douce, mais entraînante, absolument ; une odeur de menthe aussi, un air sec et chaud.

Une envie de plaisirs, un désir de bonheur, et tout qui va venir, d’un coup.

 

D’abord une sensation d’abandon, de plaisir infini.

Puis, un souhait, un seul : être bien.

 

Un bruit de verre sur un plateau cuivré. Les éclaboussures d’un thé brûlant, versé avec soin.

Une tente perdue dans le désert ; juste une femme, et son amour sans fin,

de la vie,

de la jouissance,

de la vérité des sens.

 

Un soulagement, une évidence : rien n’importe plus que le présent.

Un soupir, un gémissement, l’urgence de l’abandon et du laisser-aller, l’impatience de vibrer sous des caresses exquises.

 

Un cri strident au loin, un aigle qui tournoie, pile au-dessus de sa proie.

Plus un son soudain, plus un mouvement ;

Et l’attaque en piqué, sur une gerbille condamnée.

 

La danse de la vie, la danse de la mort, la danse de l’éternité.

 

Une peau cuivrée, un corps de liane ; la chance d’avoir compris assez tôt,

que le bonheur ne se rattrape pas,

qu’il se mord à pleines dents, dans l’instant où il survient.

 

Une peau cuivrée, un corps de liane ; la joie d’avoir trouvé enfin,

ce qui fait avancer et grandir,

ce qui fait s’élever et sourire :

 

l’échange, le partage, la confiance donnée ;

l’amour, les rêves, les amants effleurés ;

la nuit, les étoiles, la Lune en majesté.

 

Une peau cuivrée, un corps de liane qui ne cessera jamais,

de danser et de vivre, tous ces petits plaisirs, qui font de la vie une fête et de chaque jour un destin.

 

Une peau cuivrée, un corps de liane qui ne s’embarrasse pas de scrupules,

et prend ce qu’on lui offre sans hésiter, loin des migraines et des doutes,

pile au centre du monde,

au creux de la vie et de son harmonie.

 

Une peau cuivrée, un corps de liane,

que nous devrions tous suivre avec joie,

dans ses aventures et ses voyages,

tellement elle irradie,

 

cette femme, cette Lilith retrouvée, bien loin d’une Ève soumise,

qui redonne foi au féminin et rappelle fort et clair,

 

qu’elle est le centre de tout,

du début et de la fin,

de l’accouchement et des câlins,

du réconfort et des empires, qui se bâtissent en son nom,

 

sur sa beauté certes, mais son intelligence surtout.

 

Un cadeau que cette ange on ne peut plus incarnée.

Une chance inouïe que de la croiser.

 

Merci, merci encore,

 

d’être-là et d’être vous.

 

Ne changez rien, surtout, et continuez à nous montrer la voie : le rire et les chants, le bonheur et la danse,

le rappel que l’existence vaut la peine d’être vécue, À FOND ! 

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