Douceur

Laurent Hellot – 2017 © Médium toi-même ! - http://www.mediumtoimeme.net

Un combattant qui se lutte contre ses peurs.

Un ange qui aurait affronté l’horreur.

Un homme qui cherche le bonheur.

 

Il sera un matin où rien n’importera, pas même l’heure. Il n’y aura que le léger souffle du vent et un air de douceur, l’instant magique et imminent où ne compte que son bonheur.

Il sera une journée où chaque pas sera inné, guidant vers ce qui est su et a été oublié, vers ce qui ne restera plus un secret.

Il sera un soir où le soleil sera fusion, entre l’amour et les émotions, entre les réponses et les questions.

 

Ces heures-là ne sont pas loin, elles ne sont pas près, elles sont juste là où tu le sais,

dans le fond de ton cœur et de tes regrets, où elles sont encore prisonnières à demeure tant que tu ne sauras pas qui tu es.

 

Il y aura un matin où la lumière sera belle, de reflets changeants à l’éclat éternel, offrant dans ses ondes naissantes les plus pures des merveilles.

Il y aura une journée où ne comptera que l’essence de ce que l’on est : marcher, sourire et respirer, à l’écoute de ses désirs et de ses rêves éveillés.

Il y aura un soir où l’évidence apparaîtra : que nous sommes tous liés ici bas, bons, mauvais, colombe ou cancrelats, parce que c’est ainsi que cela doit.

 

Cet instant n’est pas loin, tu peux presque le toucher de ta main, si d’aventure tu ouvrais les doigts et tu ne serrais plus le poing,

car une guerre intime n’a jamais conduit qu’à rien qu’à l’abîme.

 

Il viendra un matin où naîtra la jouissance de comprendre enfin sa place et la chance que l’on a laissé une trace, de celle qui marque non pas le sol, mais l’autre en face.

Il viendra une journée où l’on pourra se dire que le meilleur n’est pas à venir, mais bien là et présent au creux de nos bras, sans cesser d’être heureux ici-bas.

Il viendra un soir où ne subsistera plus de doute, que le soulagement d’avoir atteint le bout de la route, longue, riche et belle, de celle qui nous a fait pousser des ailes.

 

Ce moment n’est pas encore arrivé, et tu as largement de quoi progresser pour l’atteindre et l’étreindre, ainsi qu’un accomplissement et une toile à peindre, pour une somptueuse fresque de tes faits et gestes.

 

Il est à présent ton actuel environnement, fait de doutes et de questions, de réponses sans solutions, d’atermoiements et d’égarements, de revirements sans fondement.

Il est encore ta réalité, que tu t’obstines à éluder, où ce qui importe n’est pas de briser toutes les portes, d’effondrer les murs en cohorte, de raser des montagnes et de brûler les forêts en criant que tu gagnes.

Il est enfin chaque matin, où tu dois te prendre en main, reconnaître tes fautes et tes défaites, non pas pour te flageller ou t’en glorifier, mais bien pour les admettre et les dépasser.

 

Les jours qui coulent et qui déroulent ne sont que le fil d’une histoire qui emporte rêves et espoirs, pour les considérer, les embrasser et les sublimer, non pas de la manière que tu imaginais, ce dont l’anéantissement a libéré ta colère, mais d’une telle façon que tu ne pourras que dire à la fin, quand tu auras entendu raison :

 

« Merci.

L’Univers est bon. »

 

Il est temps maintenant d’aller de l’avant, de combattre le plus dur ennemi, le plus ingrat : celui qui se tapit au fond de toi, un être que tu connais bien, et qui lui connaît tout autant tes regrets et tes chagrins ; mais il est comme nous tous, un géant aux pieds de mousse, que le premier souffle fera s’effondrer, pour peu que lui soit offert ce qu’il ne cesse de réclamer : de l’Amour, ainsi qu’un bébé.

 

Trouve, non pas ce que tu cherches, mais ce que tu as :

 

La Lumière qui est en toi.

 

Et tu verras alors combien était vaine cette menace de t’ouvrir les veines, combien était puérile cette posture de martyr imbécile. Et ce ne sont pas des guides ou des gourous qui éviteront de te rendre fou, mais bien l’accueil de ton propre destin, celui que tu as choisi en venant dans cette vie,

 

d’être un capitaine, un marin, qui déterre les trésors et les mystères, afin de les offrir à tous et à la Terre, en un présent généreux, et un gage que tu peux être heureux.

 

Choisis ainsi qui tu veux être :

 

un esclave ou un prêtre,

une vermine ou un gypaète,

 un mur ou une fenêtre,

 

mais dans tous les cas,

 

ne te plains pas

et avance comme il se doit.

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